Chapitre 1 : Qui?
(Parce qu'il est important de toujours savoir à qui l'on a à faire)
Hum... Bonne question. Peut-on vraiment dire qui on est si l'on a rien fait de sa vie? Ou si, du moins, on en a la tenace impression? Formulé ainsi, tout ça me parait bien philosophique ! Je vais quand même tenter d'y répondre histoire d'éclairer votre lanterne. Donc, basiquement, je dirais que je suis la fille de mes parents, la secrétaire de ma patronne, la soeur de mon frère ou encore la meilleure amie d'Isa. Concrètement, je suis une trentenaire en devenir qui a la mauvaise habitude de rater tout ce qu'elle entreprend MAIS (oui il y a toujours un mais, c'est bien connu!) j'ai bien l'intention de faire en sorte que tout cela change! Et c'est bien là le sujet de mon récit, alors soyez attentifs, ça pourra peut être vous servir un jour, on ne sait jamais. De toute façon, comme on dit, toutes les histoires sont porteuses de leçons. Je vous laisse donc le soin de découvrir celle-ci. Si tant est qu'il y en est une... de leçon, pas d'histoire, on est bien d'accord. Let's go !
Mon nom est Agathe Vauban, j'ai 29 ans dans 2 mois et 14 jours très exactement et un seul objectif (parmis tant
d'autres ...) : trouver le Prince Charmant. No comment, on ne rigole pas! Je vous entend d'ici: « La pauvre, à son
âge, croire à des débilités pareilles, c'est pathétique... »
Oui, mais: 1. Ca c'est MON problème. (un peu le votre aussi maintenant, merci de votre soutien !)
2. C'est la vérité et j'y peux rien, en plus j'ai un super alibi! (voir plus bas)
3. À mon avis je ne suis pas la seule dans ce cas... (mais peut-être la seule à l'avouer, n'est ce pas ?)
En ce qui concerne ce comportement que certains
trouveront puéril (et sur ce coup là on ne leur en voudra pas), je dirait pour ma défense que c'est pas ma faute !
Non, sans blague, j'ai été bercée par les contes de Perrault, élevée par ce bon vieux Walt Disney et j'ai grandi avec Barbie, alors franchement, comment vouliez vous que cela se passe autrement? (Attention, l'abus de poupées blondes à forte poitrine vêtues de roses est nocif pour la santé, qu'on se le dise dans les chaumières !)
Vous n'êtes pas encore convaincu? Très bien. Je suis poisson. Le VRAI poisson: rêveur, qui vit dans son monde, idéaliste au possible... la totale quoi! Alors, plus personne ne dit rien? Et si c'est le cas ouvrez donc un bouquin qui parle d'astrologie. Donc, permettez moi de vous le dire, mais: « JE VOUS AVEZ PREVENU! ». Voila ce qui explique mon obsession inavouable et peut être même ma phobie des blondes à forte poitrine, mais ça c'est une autre histoire, ou plutôt le thème d'un autre chapitre!
Commençons donc, si vous le voulez bien, par ma carrière. Personnellement, il me semble que ce mot ne soit pas le mieux adapté pour définir l'activité qui me sert à payer mon loyer chaque mois. Il se trouve que je bosse dans une société de transports internationaux. Je vous vois venir: « C'te chance, elle doit beaucoup voyager... » Et bah non. Perdu. Comme stipulé plus haut, je rate tout ce que je fait, job compris ou job surtout, au choix. Cela signifie donc que ce n'est pas moi qui voyage, à mon plus grand regret. Bien entendu si l'on considère le fait d'aller de mon bureau à la photocopieuse et de cette dernière à la machine à café comme un périple, oui je voyage... mais ce n'est pas l'idée que je me faisais personnellement de ce mot. Enfin passons. Je suis actuellement secrétaire trilingue. Précisons qu'au départ j'avais postulé pour un poste de responsable de la section Europe du Nord. Comment est-ce possible me direz vous? C'est pourtant simple! Je n'ai pas de chance dans la vie. Vous connaissez sûrement une personne comme moi, celle qui ne trouve jamais une place de parking à moins d'un kilomètre du restaurant, qui s'assoie sur le seul banc où il y a un chewing gum de collé... Vous visualisez? Et bien JE SUIS cette personne!
Il y a donc 2 ans, tandis que j'étais encore belle et jeune, non pas que je sois moche et vieille aujourd'hui, mais on ne va pas contre les ravages du temps, (à moins d'avoir un bon chirurgien, je vous l'accorde) je me présentais pour ce job de responsable dans une société lyonnaise qui venait de s'agrandir. Mon rendez-vous avec la responsable des ressources humaines était fixé à 14 heures. Par mesure de précaution, j'avais prévu de m'y rendre en avance afin d'éviter toute catastrophe pouvant me retarder. A 13h27 je franchissais la porte du siège social, fière comme Artaban d'être arrivée à bon port en temps et en heure. J'avais mis mon plus joli tailleur, un noir tout simple mais avec une jolie coupe que j'avais acheté en solde dans une petite boutique parisienne, et ce, sur les conseils avisés de mon frère. Je portais un chemisier Sisley bleu pâle et des escarpins noirs. Mes longs cheveux noirs étaient remontés en un superbe chignon qui m'avait demandé des heures de travail devant la glace (d'ailleurs j'avais même envisagé de me raser le t^te à un certain moment, mais comme je n'étais pas sûre de l'effet...). La secrétaire, quarante cinq ans et un sourire de dogue allemand m'invita (ou m'aboya, au choix) à m'asseoir dans la salle d'attente.
Dix minutes plus tard, toujours conduite par mon Cerbère, je pénétrais dans le bureau de la Directrice des Ressources Humaines, une rousse plutôt souriante. Après les présentations, la mise en avant de ma motivation plus qu'évidente (« je veux ce job, je veux ce job... par pitié donnez moi ce job! »), mon expérience (ancienne adjointe aux relations franco-suédoises chez Ikea service gastronomie, remerciée pour cause de sureffectif) et son historique de la boite, nous en arrivâmes à cette conclusion: j'étais faite pour ce poste. D'après Mademoiselle Baron (Noëmie de son prénom), j'étais même un peu trop qualifiée (ah bon???) mais comme j'avais l'air de vraiment vouloir ce travail, elle m'engagea. Dans la foulée, je signais mon contrat (un CDI!!!) et ne retenu qu'une seule chose de cette super journée: J'avais un boulot!!!
Ce n'est que le surlendemain, en investissant mon nouveau bureau et mes nouvelles fonctions que je compris. Enfin, comprendre est un bien grand mot, disons que j'ai commencé à me poser certaines questions. Il faut dire que ma « nouvelle supérieure hiérarchique », une superbe blonde Barbie de 25 ans (donc plus jeune que moi, grrrrrr...) me demanda de noter tous ses rendez vous dans un superbe agenda en cuir rouge. Son nom : Sarah Moreau. Pour information, Mademoiselle sort d'une école de commerce et a travaillé pendant un an dans une société amercaine. Je ne vous cache pas que des notre première rencontre le courant n'était pas très bien passé entre nous... Bref, à ce moment là je me suis dit que j'avais du louper un épisode. Ce n'est qu'après qu'elle m'ait présenté officiellement, au cours d'une grande réunion, comme sa « nouvelle assistante » (moins péjoratif que secrétaire, je vous le concède) aux autres membres du personnel que tout est devenu limpide, ou presque. Quant à moi, je suis devenue livide.
Bien entendu j'aurais pu protester, mais j'étais trop abasourdie pour le faire. De plus en rentrant chez moi, bien décidée à comprendre le pourquoi du comment, je finis par retrouver le post-it sur lequel j'avais noté le rendez-vous. Il apparaissait qu'apparemment, et cela expliquait beaucoup de choses, je m'étais trompé de jour et ne m'étais donc pas présentée au bon entretien d'embauche!!!! Vous y croyez vous? Moi personnellement si je ne me connaissais pas, je serais septique, mais là, en toute connaissance de cause il fallait bien que je me rende à l'évidence. Pour une fois je me suis félicitée, non pas pour mon erreur, mais pour n'avoir rien dit au bureau. Vous imaginez un peu le truc? La honte de ma vie!!! (Ou du moins l'une d'entre elle, vous vous doutez bien que compte tenu de mes nombreuses maladresses je n'étais plus novice dans ce domaine.) J'aurais étais cataloguée d'entrée comme la niaise de service, ou du service au choix. Super comme réputation, surtout après une seule journée de travail! Enfin bref, voila comment je suis devenue secrétaire... euh non, assistante trilingue, à mes dépends. Alors, vous me croyez maintenant?
Bon ça, c'était le sabordage professionnel, passons tout de suite au désastre amoureux. Quand je dis désastre j'exagère peut être un peu. L'amour, ou du moins les relations dites "amoureuses", sont le seul domaine où je réussis quelques coup de poker. Il faut dire que je m'y emploie activement: gym, yoga, soja, coca light... En même temps, et sans vouloir me vanter, tout cela ne sert qu'à améliorer un capital génétique déjà pas trop mauvais. Ce qui nous amène donc au chapitre « FAMILLE ».
Ma mère, Colombe, est une ancienne danseuse de ballet. Je suis, grâce à Dieu, son portrait craché: une grande brune svelte aux yeux marrons. Je reste cependant persuadée qu'avec le regard bleu de mon père j'aurais fais un malheur! Pas de bol, c'est mon frère Andréa qui en a hérité. D'ailleurs s'il n'était pas gay, il aurait été le fils parfait, l'enfant prodigue. Attention, je ne dis pas qu'être homo est une tare, pas du tout. J'ai d'ailleurs un grand respect pour eux. Il faut dire que mes déboires en tous genres les font beaucoup rire! Mais revenons en à mon frère. Andréa est, à 25 ans, jeune, beau, presque riche et amoureux. Il a ouvert un cabinet d'architecture d'intérieur avec un de ses amis qui marche plus que bien. Tellement bien qu'il compte ouvrir un second cabinet à Paris! Attention messieurs, mon prodige de frère débarque à la capitale et il va faire un malheur ! Côté coeur, il sort avec Fred, 32 ans, restaurateur de son état. Bref, il est tout à fait mon opposé mais j'espère très prochainement l'égaler, ou du moins m'en approcher car j'ai trop de retard pour le combler en si peu de temps. D'ailleurs je sais que je peux compter sur son aide et son soutien pour entamer ma nouvelle vie et réussir mon plan.
En ce qui concerne mes très chers parents, j'ai ruiné tous leurs espoirs. A l'âge de 12 ans j'ai arrêté la danse classique pour le tennis. Motif: au tennis il y a plus de garçons et pas de collants qui grattent... Ma chère maman était bien entendu dans tous ses états. Précisons que cette même année j'ai choisi ma première raquette et reçu mon premier baiser ! A 15 ans ce fut au tour de mon père de voir les grands projets qu'il avait pour moi partir en fumée. Je refusais d'entrer en classe de première scientifique ce qui signifiait implicitement qu'il n'y avait aucune chance qu'il me voit un jour reprendre le cabinet familial. Je précise que mon cher papa, Marc- Olivier de son prénom, Marco pour les intimes, est cardiologue. C'est peut être pour ça que côté coeur tout n'allait pas si mal en définitif!
J'ai donc finalement opté pour une première littéraire, donnant ainsi une nouvelle occasion à mon père d'être contrarié. Il s'était mis en tête que ce choix pouvait me mener à des études de Droit. Une avocate ou un juge dans la famille ce n'était pas si mal après tout! Et bien, encore raté! Je ne vous explique même pas qu'elle fut sa déception quand je choisis non pas le Droit mais les Langues Etrangères Appliquées à mon entrée en fac! Et maintenant que j'étais secrétaire malgré ma maîtrise de langues scandinaves il ne comprenait toujours pas. En même temps, sur ce coup là il n'était pas le seul, je nageais moi même dans un flou des plus artistique! Je sais qu'il est déçu, mais nous n'abordons jamais le sujet. A quoi bon? De toute façon que pourrions nous en dire? Ce qui est fait est fait et ce n'est pas comme si je n'étais pas consciente de mon échec. En ce qui concerne ma mère, elle s'en est remise. Il faut dire que depuis le temps il y a prescription! Désormais elle a un autre but dans la vie que de faire de sa fille la prochaine danseuse étoile: elle veut être Grand-mère! Bah voyons! Et comme je suis sa seule chance d'y arriver... (merci frangin!)
Assez épilogué sur ma famille, nous aurons tout le temps d'en reparler. Revenons en à nos moutons! J'ai donc décidé de consacrer cette dernière année avant la date fatidique de mes 30 ans à la recherche de l'homme de ma vie, mieux connu sous l'appellation d'origine contrôlée de Prince Charmant. Etant donné que l'amour est le seul domaine où je ne suis pas trop nulle, autant tenter de concrétiser mon rêve de petite fille! Pour une fois je vais procéder de manière scientifique, et non pas désordonné comme j'ai tendance à opérer en générale! Une fois n'est pas coutume, faisons plaisir à papa, et à maman par la même occasion, enfin si tout se passe bien!
(Parce qu'il est important de toujours savoir à qui l'on a à faire)
Hum... Bonne question. Peut-on vraiment dire qui on est si l'on a rien fait de sa vie? Ou si, du moins, on en a la tenace impression? Formulé ainsi, tout ça me parait bien philosophique ! Je vais quand même tenter d'y répondre histoire d'éclairer votre lanterne. Donc, basiquement, je dirais que je suis la fille de mes parents, la secrétaire de ma patronne, la soeur de mon frère ou encore la meilleure amie d'Isa. Concrètement, je suis une trentenaire en devenir qui a la mauvaise habitude de rater tout ce qu'elle entreprend MAIS (oui il y a toujours un mais, c'est bien connu!) j'ai bien l'intention de faire en sorte que tout cela change! Et c'est bien là le sujet de mon récit, alors soyez attentifs, ça pourra peut être vous servir un jour, on ne sait jamais. De toute façon, comme on dit, toutes les histoires sont porteuses de leçons. Je vous laisse donc le soin de découvrir celle-ci. Si tant est qu'il y en est une... de leçon, pas d'histoire, on est bien d'accord. Let's go !
Mon nom est Agathe Vauban, j'ai 29 ans dans 2 mois et 14 jours très exactement et un seul objectif (parmis tant
d'autres ...) : trouver le Prince Charmant. No comment, on ne rigole pas! Je vous entend d'ici: « La pauvre, à son
âge, croire à des débilités pareilles, c'est pathétique... »
Oui, mais: 1. Ca c'est MON problème. (un peu le votre aussi maintenant, merci de votre soutien !)
2. C'est la vérité et j'y peux rien, en plus j'ai un super alibi! (voir plus bas)
3. À mon avis je ne suis pas la seule dans ce cas... (mais peut-être la seule à l'avouer, n'est ce pas ?)
En ce qui concerne ce comportement que certains
trouveront puéril (et sur ce coup là on ne leur en voudra pas), je dirait pour ma défense que c'est pas ma faute !
Non, sans blague, j'ai été bercée par les contes de Perrault, élevée par ce bon vieux Walt Disney et j'ai grandi avec Barbie, alors franchement, comment vouliez vous que cela se passe autrement? (Attention, l'abus de poupées blondes à forte poitrine vêtues de roses est nocif pour la santé, qu'on se le dise dans les chaumières !)
Vous n'êtes pas encore convaincu? Très bien. Je suis poisson. Le VRAI poisson: rêveur, qui vit dans son monde, idéaliste au possible... la totale quoi! Alors, plus personne ne dit rien? Et si c'est le cas ouvrez donc un bouquin qui parle d'astrologie. Donc, permettez moi de vous le dire, mais: « JE VOUS AVEZ PREVENU! ». Voila ce qui explique mon obsession inavouable et peut être même ma phobie des blondes à forte poitrine, mais ça c'est une autre histoire, ou plutôt le thème d'un autre chapitre!
Commençons donc, si vous le voulez bien, par ma carrière. Personnellement, il me semble que ce mot ne soit pas le mieux adapté pour définir l'activité qui me sert à payer mon loyer chaque mois. Il se trouve que je bosse dans une société de transports internationaux. Je vous vois venir: « C'te chance, elle doit beaucoup voyager... » Et bah non. Perdu. Comme stipulé plus haut, je rate tout ce que je fait, job compris ou job surtout, au choix. Cela signifie donc que ce n'est pas moi qui voyage, à mon plus grand regret. Bien entendu si l'on considère le fait d'aller de mon bureau à la photocopieuse et de cette dernière à la machine à café comme un périple, oui je voyage... mais ce n'est pas l'idée que je me faisais personnellement de ce mot. Enfin passons. Je suis actuellement secrétaire trilingue. Précisons qu'au départ j'avais postulé pour un poste de responsable de la section Europe du Nord. Comment est-ce possible me direz vous? C'est pourtant simple! Je n'ai pas de chance dans la vie. Vous connaissez sûrement une personne comme moi, celle qui ne trouve jamais une place de parking à moins d'un kilomètre du restaurant, qui s'assoie sur le seul banc où il y a un chewing gum de collé... Vous visualisez? Et bien JE SUIS cette personne!
Il y a donc 2 ans, tandis que j'étais encore belle et jeune, non pas que je sois moche et vieille aujourd'hui, mais on ne va pas contre les ravages du temps, (à moins d'avoir un bon chirurgien, je vous l'accorde) je me présentais pour ce job de responsable dans une société lyonnaise qui venait de s'agrandir. Mon rendez-vous avec la responsable des ressources humaines était fixé à 14 heures. Par mesure de précaution, j'avais prévu de m'y rendre en avance afin d'éviter toute catastrophe pouvant me retarder. A 13h27 je franchissais la porte du siège social, fière comme Artaban d'être arrivée à bon port en temps et en heure. J'avais mis mon plus joli tailleur, un noir tout simple mais avec une jolie coupe que j'avais acheté en solde dans une petite boutique parisienne, et ce, sur les conseils avisés de mon frère. Je portais un chemisier Sisley bleu pâle et des escarpins noirs. Mes longs cheveux noirs étaient remontés en un superbe chignon qui m'avait demandé des heures de travail devant la glace (d'ailleurs j'avais même envisagé de me raser le t^te à un certain moment, mais comme je n'étais pas sûre de l'effet...). La secrétaire, quarante cinq ans et un sourire de dogue allemand m'invita (ou m'aboya, au choix) à m'asseoir dans la salle d'attente.
Dix minutes plus tard, toujours conduite par mon Cerbère, je pénétrais dans le bureau de la Directrice des Ressources Humaines, une rousse plutôt souriante. Après les présentations, la mise en avant de ma motivation plus qu'évidente (« je veux ce job, je veux ce job... par pitié donnez moi ce job! »), mon expérience (ancienne adjointe aux relations franco-suédoises chez Ikea service gastronomie, remerciée pour cause de sureffectif) et son historique de la boite, nous en arrivâmes à cette conclusion: j'étais faite pour ce poste. D'après Mademoiselle Baron (Noëmie de son prénom), j'étais même un peu trop qualifiée (ah bon???) mais comme j'avais l'air de vraiment vouloir ce travail, elle m'engagea. Dans la foulée, je signais mon contrat (un CDI!!!) et ne retenu qu'une seule chose de cette super journée: J'avais un boulot!!!
Ce n'est que le surlendemain, en investissant mon nouveau bureau et mes nouvelles fonctions que je compris. Enfin, comprendre est un bien grand mot, disons que j'ai commencé à me poser certaines questions. Il faut dire que ma « nouvelle supérieure hiérarchique », une superbe blonde Barbie de 25 ans (donc plus jeune que moi, grrrrrr...) me demanda de noter tous ses rendez vous dans un superbe agenda en cuir rouge. Son nom : Sarah Moreau. Pour information, Mademoiselle sort d'une école de commerce et a travaillé pendant un an dans une société amercaine. Je ne vous cache pas que des notre première rencontre le courant n'était pas très bien passé entre nous... Bref, à ce moment là je me suis dit que j'avais du louper un épisode. Ce n'est qu'après qu'elle m'ait présenté officiellement, au cours d'une grande réunion, comme sa « nouvelle assistante » (moins péjoratif que secrétaire, je vous le concède) aux autres membres du personnel que tout est devenu limpide, ou presque. Quant à moi, je suis devenue livide.
Bien entendu j'aurais pu protester, mais j'étais trop abasourdie pour le faire. De plus en rentrant chez moi, bien décidée à comprendre le pourquoi du comment, je finis par retrouver le post-it sur lequel j'avais noté le rendez-vous. Il apparaissait qu'apparemment, et cela expliquait beaucoup de choses, je m'étais trompé de jour et ne m'étais donc pas présentée au bon entretien d'embauche!!!! Vous y croyez vous? Moi personnellement si je ne me connaissais pas, je serais septique, mais là, en toute connaissance de cause il fallait bien que je me rende à l'évidence. Pour une fois je me suis félicitée, non pas pour mon erreur, mais pour n'avoir rien dit au bureau. Vous imaginez un peu le truc? La honte de ma vie!!! (Ou du moins l'une d'entre elle, vous vous doutez bien que compte tenu de mes nombreuses maladresses je n'étais plus novice dans ce domaine.) J'aurais étais cataloguée d'entrée comme la niaise de service, ou du service au choix. Super comme réputation, surtout après une seule journée de travail! Enfin bref, voila comment je suis devenue secrétaire... euh non, assistante trilingue, à mes dépends. Alors, vous me croyez maintenant?
Bon ça, c'était le sabordage professionnel, passons tout de suite au désastre amoureux. Quand je dis désastre j'exagère peut être un peu. L'amour, ou du moins les relations dites "amoureuses", sont le seul domaine où je réussis quelques coup de poker. Il faut dire que je m'y emploie activement: gym, yoga, soja, coca light... En même temps, et sans vouloir me vanter, tout cela ne sert qu'à améliorer un capital génétique déjà pas trop mauvais. Ce qui nous amène donc au chapitre « FAMILLE ».
Ma mère, Colombe, est une ancienne danseuse de ballet. Je suis, grâce à Dieu, son portrait craché: une grande brune svelte aux yeux marrons. Je reste cependant persuadée qu'avec le regard bleu de mon père j'aurais fais un malheur! Pas de bol, c'est mon frère Andréa qui en a hérité. D'ailleurs s'il n'était pas gay, il aurait été le fils parfait, l'enfant prodigue. Attention, je ne dis pas qu'être homo est une tare, pas du tout. J'ai d'ailleurs un grand respect pour eux. Il faut dire que mes déboires en tous genres les font beaucoup rire! Mais revenons en à mon frère. Andréa est, à 25 ans, jeune, beau, presque riche et amoureux. Il a ouvert un cabinet d'architecture d'intérieur avec un de ses amis qui marche plus que bien. Tellement bien qu'il compte ouvrir un second cabinet à Paris! Attention messieurs, mon prodige de frère débarque à la capitale et il va faire un malheur ! Côté coeur, il sort avec Fred, 32 ans, restaurateur de son état. Bref, il est tout à fait mon opposé mais j'espère très prochainement l'égaler, ou du moins m'en approcher car j'ai trop de retard pour le combler en si peu de temps. D'ailleurs je sais que je peux compter sur son aide et son soutien pour entamer ma nouvelle vie et réussir mon plan.
En ce qui concerne mes très chers parents, j'ai ruiné tous leurs espoirs. A l'âge de 12 ans j'ai arrêté la danse classique pour le tennis. Motif: au tennis il y a plus de garçons et pas de collants qui grattent... Ma chère maman était bien entendu dans tous ses états. Précisons que cette même année j'ai choisi ma première raquette et reçu mon premier baiser ! A 15 ans ce fut au tour de mon père de voir les grands projets qu'il avait pour moi partir en fumée. Je refusais d'entrer en classe de première scientifique ce qui signifiait implicitement qu'il n'y avait aucune chance qu'il me voit un jour reprendre le cabinet familial. Je précise que mon cher papa, Marc- Olivier de son prénom, Marco pour les intimes, est cardiologue. C'est peut être pour ça que côté coeur tout n'allait pas si mal en définitif!
J'ai donc finalement opté pour une première littéraire, donnant ainsi une nouvelle occasion à mon père d'être contrarié. Il s'était mis en tête que ce choix pouvait me mener à des études de Droit. Une avocate ou un juge dans la famille ce n'était pas si mal après tout! Et bien, encore raté! Je ne vous explique même pas qu'elle fut sa déception quand je choisis non pas le Droit mais les Langues Etrangères Appliquées à mon entrée en fac! Et maintenant que j'étais secrétaire malgré ma maîtrise de langues scandinaves il ne comprenait toujours pas. En même temps, sur ce coup là il n'était pas le seul, je nageais moi même dans un flou des plus artistique! Je sais qu'il est déçu, mais nous n'abordons jamais le sujet. A quoi bon? De toute façon que pourrions nous en dire? Ce qui est fait est fait et ce n'est pas comme si je n'étais pas consciente de mon échec. En ce qui concerne ma mère, elle s'en est remise. Il faut dire que depuis le temps il y a prescription! Désormais elle a un autre but dans la vie que de faire de sa fille la prochaine danseuse étoile: elle veut être Grand-mère! Bah voyons! Et comme je suis sa seule chance d'y arriver... (merci frangin!)
Assez épilogué sur ma famille, nous aurons tout le temps d'en reparler. Revenons en à nos moutons! J'ai donc décidé de consacrer cette dernière année avant la date fatidique de mes 30 ans à la recherche de l'homme de ma vie, mieux connu sous l'appellation d'origine contrôlée de Prince Charmant. Etant donné que l'amour est le seul domaine où je ne suis pas trop nulle, autant tenter de concrétiser mon rêve de petite fille! Pour une fois je vais procéder de manière scientifique, et non pas désordonné comme j'ai tendance à opérer en générale! Une fois n'est pas coutume, faisons plaisir à papa, et à maman par la même occasion, enfin si tout se passe bien!


